Imaginez-vous que les critiques gastronomiques chinois ou américains, viennent à Paris et tester, pour faire leur guide, les restaurants de la capitale parisienne ... Comment réagiraient les représentants de notre art culinaire devant les notations d'une institution étrangère ?
Le paradoxe est loin d'être inutile. Il met en lumière cette manie de l'ethnocentrisme que l'on peut exprimer dès qu'il s'agit de nourriture ou des mets les plus raffinés. Il simplifie à l'extrême pour communiquer plus facilement, en comparant notre petite capitale à la mégapole hyper active comme si il était extraordinaire qu'il y ait plus de restaurants de qualité à Paris qu'à Clermont-Ferrand par exemple. Normalement, on compare ce qui est comparable.
Et je vous prie de croire que pour la plupart des Japonais, ce genre de nouvelles laisse sans voix. Ou plus exactement indifférent. Ne parlons pas de ceux que ça fâche. Car il s'agirait de comprendre sur quels francs critères la sélection des établissements étoilés s'établit. Et là, oui, on trouve un certain épais mystère. Sourions donc avec politesse à cette annonce ambigue.
Elisabeth
